30 juin 2008
"Parfum de Menthe"... Le concours, c'est parti!

Oyé oyé!
C'est aujourd'hui!
Ben oui, quoi, vous n'aviez pas oublié?
...
Comment ça, "quoi?"
Ben le concours pardi!
C'est aujourd'hui que le Parfum de Menthe va se déployer sur ce blog, et sur, je l'espère, beaucoup d'autres... Je croise les doigts, j'espère de tout coeur que vous aurez été tenté par ce petit défi, et que de nombreuses recettes mentholées, fraîches, colorées, gourmandes, fleurirons sur la blogosphère gourmande...
Le jeu en vaut la chandelle, non? Puisque sont à gagner trois superbes coffrets gourmands!
* 1er coffret autour des kits créatifs KALYS:
1 kit de cuisine créative permettant de réaliser des perles, des émulsions etc.
Et des accessoires pour mettre en valeur les réalisations:
1 cuiller percée, 1 pipette, 10 cuillers dégustation, 10 tubes à dégustations, 12 verrines à dégustation, 2 tubes en verre...
* 2 ème coffret autour des épices "sélection Sapidus":
1 moulin à bois et mécanisme en céramique
1 pot en verre avec son bouchon en bois
4 poivres en 50g SARAWAK, SECHOUAN, POIVRE LONG, MUNTOK
1 fleur de sel de sel de Camargue au safran & anis
1 moulin en PVC rechargeable environ 5 fois "mélange fruits AL FRESCO" de chez CAPE HERB
1 mélange marinade de chez CAPE HERB "MEXICAN WAVE"
1 sacher de 25g de fèves tonka
1 tablette de chocolat "DOLPHIN" mélange HOT MASALA
* 3ème coffret autour des produits "Sapidus":
1 coulis de fruits rouges - fraise
1 gelée de fleurs de jasmin
1 jus de fruits énergétique "TESS ZEN"
1 chutney abricot/datte/coriandre
1 poivronade
1 pot de citron confit
1 caramel au chocolat
1 tablette de chocolat "DOLFIN" mélange HOT MASALA
Merci à Eric, gérant de la fabuleuse épicerie fine "Sapidus" de Grenoble, de nous permettre de découvrir tous ses savoureux produits de façon aussi ludique!

Et d'ores et déjà merci au jury de bloggueurs: Dorian, Mireille et Lorette de leur participation!
Ainsi, j'ai hâte de découvrir sur vos blogs vos recettes, qui doivent être postées aujourd'hui...
Et n'oubliez pas de laisser à la fin de ce message un petit commentaire pour signaler votre participation!
Bonne chance à tous!
26 juin 2008
Celle qui faisait son coming-out ménager frustré, et la douceur épicée d'une petite crème mentholée by Mercotte...
C’est un peu l’anarchie en ce moment.
Ben oui, rendez-vous compte de la limite hautement cauchemardesque qu’à atteint ma vie aujourd’hui :
Je n’ai pas pu aller faire les soldes !
(Pas encore du moins….)
Sceugneugneu !!! Ca a commencé hier, et je n’ai même pas pu me faire bousculer, marcher sur les pieds, agressée par des vendeuses surbookées, insulter par des acheteuses hystériques…
Je suis déçue, vraiment, trop pas cool.
Mais non, je ne suis pas limite maso, je vous assure ! J’aime la philo et faire LE premier jour des soldes. Ben quoi ?
Seulement voilà.
Pas de soldes.
Et pas à cause du pouvoir d’achat en baisse (on mangera des pâtes mais j’achèterai ce petit top rose en soie du Bengale magnifique… Non mais !)
Pas à cause d’une panne de voiture ou d’une grève des trams à Grenoble.
Pas à cause d’une chaleur étouffante (qui me convient parfaitement, après le mois pourri que nous avons eu jusqu’ici…)
Même pas à cause d’une agoraphobie maladive (les soldes, ça guérit tout).
Non.
C’est pas pour ça. Et si je vous la dis, la raison, pourquoi je n’ai pas pu y aller, vous aller vous étouffer. Ma réputation est en jeu.
Tant pis, c’est mon coming-out (ménager).
Car môa, femme moderne quelque peu bordélique (parfois), tellement hype (toujours) et qui assume ses petits défauts (tellement mignons), je n’ai pas pu faire les magasins… à cause d’une histoire de rangement et de lavage d’un nouvel appartement magnifique… mais au milieu duquel traînent encore cartons et autres bouquins qui attendent une bibliothèque amie pour les accueillir… ou verres (puisque j’avais un bar avant et que j’ai de quoi faire boire tout le quartier) SPF (sans placard fixe)…
J’ai même commencé à repasser, vous vous rendez compte ? Après 30 ans de résistance, mes limites se fissurent et je deviens une vraie femme d’intérieur.
Ca y est, je l’ai dit. L’honneur est sauf (mais la réputation en prend un coup).
Je deviens une maman.
Qui n’a même pas encore d’enfants…
A quand le botox et Michel Drucker le dimanche ?
En attendant, je range. Et j’en ai vraiment marre de ranger !
Je lave, j’essuie, je déballe, je remballe, je donne, je jette, et plus ça va, plus je vois à quel point il en reste, des choses, à faire…
Qu’est-ce que ça va être bien, après… Mais qu’est-ce que c’est long….
Du coup, j’ai même déserté le blog et ses deux articles hebdomadaires, c’est dire !
Mais j’ai une excuse : Internet et mon PC ne sont pas encore branchés à la maison… Alors je fais comme je peux… Quand je peux…
Quant à ma cuisine, elle est superbe, mais pas encore pu la tester… Trop de cartons au milieu obligent ! ;-)
Il n’empêche que c’est bientôt l’échéance du concours « parfum de menthe »… N’oubliez pas, hein, la date convenue pour poster vos recettes est le 30 juin, soit lundi prochain !
J’espère de tout cœur que vous serez nombreux à y participer, et que notre jury (Laurette, Eric, Mireille et Dorian) s’éclatera à élire les trois recettes les plus sympas, les plus originales, les plus appétissantes…
Je vous souhaite bonne chance, et remercie encore Eric, de Sapidus Grenoble, d’avoir bien voulu participer à cet évènement … Ses coffrets gourmands sont des délices pour les yeux (et les papilles)… Alors je vous souhaite bonne chance pour tenter de les gagner !
Quand à moi, puisque je suis pour l’instant bloquée côté cuisine, je vous propose une petite recette de dame Mercotte… Qui ne participe pas au concours, mais qui y apportera son grain de sel en tant que consultante spéciale !
;-)
Une recette chocolat-menthe… Un régal… A découvrir ou redécouvrir d’urgence ! ;-)
Petite crème mentholée, duos de chocolat en douceur épicée
by Mercotte
Crème mentholée : 40g de menthe fraîche du jardin, 1/4 de litre de lait frais entier, 2 jaunes d’oeufs, 70g de sucre, 50g de Get 27, 1 feuille 1/2 de gélatine ramollie à l’eau froide.
Infuser la menthe dans le lait froid pendant 1 heure. Filtrer et ajouter le Get 27. Porter à ébullition, verser sur les jaunes préalablement blanchis avec le sucre. Reporter sur le feu et cuire comme une crème anglaise - 82°/84°-, ajouter la gélatine essorée.
Mousse Ivoire : 100g de fèves Ivoire, 50g de lait frais entier, 1/2 feuille de gélatine, 100g de crème fleurette entière.
Fondre le chocolat au bain marie. Faire bouillir la crème. Y incorporer la gélatine essorée et émulsionner avec le chocolat en 3 fois. Monter la crème en chantilly mousseuse, y incorporer le mélange précédent.
Mousse épicée : 48.5g de Xocopili, mêmes proportions de lait, gélatine et crème, même processus de réalisation.
Après, il faut faire un petit montage en verrines, voire dans des photophores détournés comme le fait souvent Mercotte…
Et le tour est joué !
Mercotte, tu es mon idole.
17 juin 2008
La tarte philosophique aux fruits rouges qui fait mal... Mais c'est trop bon...
J’adore la philo.
Si si, c’est vrai, j’vous jure.
Mais non enfin, je ne me suis pas reçu une planche de bois sur la tête en faisant mes placards de salon (puisque nous sommes encore en pleins travaux), j’aime la philo j’vous dit.
Ca a d’ailleurs été ma meilleure note au BAC.
Si.
Pourtant, je passais un BAC S. option mathématiques. Autrement dit, la philo c’était coef 1.
Trop dommage.
Mais bon, c’est comme ça.
J’ai toujours eu l’esprit davantage dans mes bouquins. Je suis plus dans les nuages que terre-à-terre.
C’est mon côté Candy névrotique, toujours à me poser des questions sur tout, le pourquoi du comment du peut-être (ou pas).
Bref, j’ai écouté avec délectation les sujets proposés cette année au Bac de philo. En essayant d’imaginer vers quel choix je me serais orientée (si j’étais encore une jeune femme étudiante et fraîche et tout). C’est gentil de dire que je suis encore jeune, vous me ferez penser à vous remercier la prochaine fois qu’on se verra…
Ben voilà. Et je vous pose la question :
Peut –on désirer sans souffrir ?
Vous avez quatre heures, après je ramasse les copies. Prêt, partez!
Analyse des termes:
PEUT-ON : ici, il ne s’agit ni de la capacité, ni, évidemment, du droit, mais bien de la possibilité. En d’autres termes, est-il possible, arrive-t-il de désirer sans souffrir ? Le sujet, dans sa formulation, présuppose une tendance (qui doit nous surprendre) du désir à faire mal.
C’est vrai que des fois, on est un rien maso. Genre « je suis amoureuse de Georges Clooney ». « Je désire ardemment Georges Clooney ». C’est du pur désir masochiste, puisque évidemment je ne pourrais jamais céder à Georges Clooney (j’ai déjà un chéri). Pauvre Georges. S’en remettra t-il un jour ? Le désir fait mal. Georges et moi, c’est tout simplement pas possible. CQFD.
DESIRER : aucun objet du désir n’est précisé dans le sujet, qui interroge donc d’une manière très large la notion de désir (souhaits, rêves, envies, amour…etc). Le désir, c’est, au sens le plus large possible, tout ce dont la satisfaction entraîne, en principe, un plaisir.
C’est vrai que satisfaire son besoin de Georges Clooney, c’est du plaisir, mais là on vire un peu porno. C’est un blog correct que je tiens là, alors restons raisonnables, je vous en prie.
Non, il y a plein d’autres choses dont la satisfaction peut entraîner un plaisir. Croquer à pleines dents dans une part de tarte aux fruits rouges et à la crème, par exemple ? C’est une pure gourmandise, un vrai plaisir, un désir qu’on peut facilement concrétiser…
Alors la question, c’est « peut-on croquer dans une tarte aux fruits rouges sans souffrir » ?
Ben oui. Je crois bien que ça ne m’a jamais fait mal ce genre de chose.
Ou peut-être juste à ma balance, Ginette, qui me fait la tête dans la salle de bain à chaque petit plaisir sucré? (Ouh là, encore cinq cent grammes !)
Donc, si désir = tarte aux fruits rouges (et à la crème !) = on croque dedans c’est-trop-bon = plaisir à l’état pur = encore du sucre c’est-pas-bien = Ginette fait la tête = haricots verts vapeur sans sel = souffrance atroce (fini le chocolat !). CQFD.
SANS SOUFFRIR :
sans avoir mal, sans être victime de son propre désir, sans éprouver du déplaisir.
la souffrance, c’est l’opposé du bonheur.
Le sujet demande donc si le désir nous conduit irrémédiablement au malheur. Il fallait se demander si le désir contenait nécessairement un penchant à la tristesse, contrairement à ce qu’on croit souvent.
C’est vrai que le désir entraîne des désillusions, des espérances déçues, des espoirs brisés.
Trop désirer, c’est un peu idéaliser (ce macaron là, il me le faut il me le faut il me le faut. Ou j’arrête de respirer, na !).
On aime l’idée de ce désir (ça va être trop bon de céder à cette gourmandise à la fois si craquante et si fondante, un macaron framboise violette, ça doit être l’extase totale !).
peut-être même davantage l’idée d’assouvir ce désir (je m’arrête devant la vitrine à chaque fois que je passe devant, cette ganache framboise, cette couleur merveilleuse… Que du bonheur sûrement…) que l’accomplissement de ce fantasme délicieux (bof, finalement, c’est pas top, la violette… Trop déçue en fait. J’aurais dû essayer mandarine/jasmin…).
Or, la mandarine – jasmin, ça fait trois mois qu’ils ne le font plus, dans cette pâtisserie là.
Désir = finalement je suis déçue = maintenant je désire quelque chose que je ne pourrai jamais avoir = je suis triste.
Un peu comme Georges lorsqu’il va apprendre que je ne peux vraiment pas, mais vraiment pas me marier avec lui. Le pauvre.
Intérêt/ enjeu :
On connaît l’expérience universelle de la souffrance en matière d’amour. Jalousie, manque, le désir (au sens large) de l’autre s’accompagne parfois de cruel déplaisir. L’enjeu du sujet est d’élargir cette expérience à toutes les autres formes du désir, et d’interroger le caractère éventuellement dangereux de celui-ci. Il s’agit également de chercher les conditions d’existence d’un désir non douloureux.
Voilà, c’est exactement ce que je disais.
Problème :
D’un côté, il paraît évident que le désir occasionne un plaisir. On sait bien d’ailleurs que celui qui ne désire rien est la plupart du temps malheureux. Seulement, il ne peut le faire qu’à condition d’être satisfait. Et il est moins facile de satisfaire tous ses désirs que d’en faire la liste. Il s’agit donc de réfléchir au rapport entre le désir et le bonheur.
D’où la question : le désir est-il en soi bénéfique ? Désirer, est-ce déjà prendre le bon chemin vers le bonheur ? Ou bien au contraire, le désir recèle-t-il une puissance négative, voire destructrice ?
Bon, c’est sûr que le désir, c’est comme le chocolat. Plus on en mange, plus on en veux (surtout celui au lait, avec les noisettes, oui, le grand format là, celui où le carré est aussi épais qu’un domino grande taille… Rhhooo là là…).
Plus on satisfait son désir, plus d’autres désirs encore inassouvis viennent s’insinuer pernicieusement dans notre tête (maintenant je veux goûter celui au citron/gingembre…. Et celui aux écorces d’oranges confites… Et celui au chocolat blanc/coco grillée… Et puis aussi celui là… Et celui là…)
Et au final : une bonne indigestion ma cocotte.
Et une crise de foie.
Désir = j’ai mal au ventre = puissance destructrice. CQFD.
Il existe, dans l’histoire de la philosophie, deux conceptions opposées du désir : l’une qui, dans le sillage de Platon, le conçoit comme un manque (je désire ce que je n’ai pas, et je désire être ce que je ne suis pas…avec sa version encore plus déprimante : je ne désire jamais ce que j’ai ; je ne désire jamais être ce que je suis !). L’autre qui, à l’inverse, en fait une puissance et le moteur de nos actions. Le désir, c’est déjà la force qui me pousse en avant, l’énergie que je trouve pour me projeter vers l’avenir.
Un peu comme quand j’ai voulu me reconvertir, quoi. La puissance du désir m’a fait ouvrir un commerce qui m’a apporté plein de bons moments. Ca m’a donné la force de réaliser mon rêve.
Mais : une fois réalisé, concrétiser, bof. J’ai plus de temps pour moi. C’est super génial mais bon, voilà quoi. Je suis épuisée. Je ne fais que bosser. Je n’ai plus de vie. Conclusion : je ne désire plus vraiment en fait. J’ai essayé, j’ai rentabilisé, j’ai vendu.
Comment ça : je suis instable ? Pas du tout môssieur, je suis juste une femme. Donna e mobile. Point barre.
Et toc.
Finalement, on pouvait construire deux réponses opposées à la question sur la base de cette double conception du désir : si le désir est un manque, alors il est nécessairement lié à la souffrance aussi longtemps qu’il n’est pas satisfait au moins.
En revanche, si l’on comprend que je ne peux pas vivre, ni agir, sans d’abord désirer, alors la présence du désir en moi est plutôt bénéfique que destructrice. Pour exemple : qui est celui qui n’a plus de désirs ? Très souvent, le dépressif. Celui qui ne parvient plus à vouloir, à avoir envie. Sa puissance d’action est réduite à peu de chose.
La classification des désirs chez Epicure, entre ceux qui sont vains (donc source de souffrance), et ceux qui sont naturels (source de plaisir non dangereux).
Donc, restons-en au désir de chocolat. Ca ne nous oblige pas à démissionner pour ouvrir un salon de thé. Ginette fait la tête, et bien tant pis pour elle (elle n’a jamais goûté le bon chocolat, elle peut pas savoir, la pauvre…)
Ou ma bonne tarte aux fruits rouges et à la crème !
Pour la crème, c’est la recette de Cookies Muffins que j’ai adoptée !
Il vous faut :
4 jaunes d'oeufs
25 g de Maïzena
90 g de sucre en poudre
1 gousse de vanille
40 cL de lait
1 sachet de sucre vanillé
Lavez la gousse de vanille et coupez la en 2 dans le sens de la longueur.
Faites chauffez le lait avec la gousse jusqu'à ébullition. Laissez infuser c'est à dire laissez prendre le goût de vanille au lait pendant au moins 1h.
Dans un saladier, cassez les oeufs et récupérez les jaunes. Incorporez le sucre et le sucre vanillé et mélangez.
Incorporez la Maïzena, mélangez.
Retirez la gousse du lait et filtrez le. Puis versez petit à petit le lait au mélange.
Remettez le mélange dans la casserole et faites chauffer jusqu'à ce que la crème soit épaisse. Laissez refroidir.
Pour la pâte sablée :
250 g de farine
125 g de beurre
125 g de sucre semoule
1 pincée de sel
1 œuf
1 sachet de sucre vanillé
1/2 sachet de levure chimique
Sabler la farine et le beurre (en frottant contre les paumes des mains).
Ajouter l'œuf et la levure chimique.
Mettre en boule.
Laisser reposer 30 minutes environ au frais avant utilisation.
Puis étaler la pâte dans un moule à bord droits. Découper ce qui dépasse au couteau pour avoir une bordure bien nette et lisse. Trouez la pâte à la fourchette sur toute sa surface, et saupoudrez d’un peu de sucre. Remplissez le moule d’haricots secs en ayant pris soin de poser une feuille de papier sulfurisé sur la surface de la pâte.
Faire cuire la pâte à blanc, four préchauffé à 180°C, pendant 20 minutes.
Otez les haricots et le papier sulfurisé. Etalez la crème pâtissière sur la pâte, puis déposez délicatement des fruits rouges entiers pour la recouvrir toute entière.
Faire chauffer un peu de gelée de framboise, et l’étaler sur les fruits pour faire briller…
Et voilà !
Avec ça, vous pouvez soudoyer un prof de philo, qui vous mettra un bon 15/20 sans problème ! ;-)
...
Et n'oubliez pas le concours "Parfum de Menthe", avec l'épicerie fine Sapidus à Grenoble! Des coffrets gourmands et des kits de cuisine moléculaire Kalys à gagner!
Vous avez jusqu'au 30 juin!
06 juin 2008
Le concours mentholé et la rencontre gourmande...
Je reviens vers vous afin de communiquer, à ceux qui pourront avoir le temps et l'envie d'y participer, le petit "programme" de la journée de rencontre "inter-bloggueurs" du 12 juillet... en espérant que vous viendrez nombreux visiter la belle ville de Grenoble, et échanger des propos gourmands tous ensemble!
Je vous propose de nous retrouver tous en milieu de matinée, vers les 10H, à la terrase d'un des cafés de la fameuse "place Grenette"... Pour faire connaissance de façon agréable autour d'un verre ou d'une tasse de café...
Nous pourrons ensuite filer en direction du jardin de ville, pour (au choix, selon ce que préfèrera la majorité d'entre nous) un déjeuner dans l'une des petites brasseries du centre, ou un pique-nique estival sur les sommets de la Bastille (à laquelle nous pourrons accéder via le fameux téléphérique urbain "en bulle" qui fait la fierté des Grenoblois)...
Rien ne nous empêchera l'après-midi d'aller prendre un thé au fameux "jardin du thé", ou encore de flaner dans les ruelles du centre...
... Ou de nous laisser tenter par un goûter (et les fameux chocolats Bonnat) dans l'un des salons gourmands de la ville, pourquoi pas?
Bref, nous aviserons selon le temps qu'il fera, et que l'on aura (et le nombre de participants aussi)...
Quoi qu'il en soit, et même si vous ne pouvez malheureusement pas participer à cette journée et venir jusqu'en Dauphiné ce jour là, vous pouvez tout de même vous laisser tenter par le concours "Parfum de Menthe", organisé avec l'épicerie fine Sapidus de Grenoble.
C'est d'ailleurs au terme de cette journée que les résultats de ce concours seront annoncés, après délibération avec le jury composé de:
-Laurette ("A la table de L.")
-Dorian ("Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça?")
et moi-même...
(Mercotte nous donnera un coup de main si on n'arrive pas à se départager!) ;-)
Les lots (coffrets gourmands Sapidus et kit de création Kalys, dont les recettes à la fin de ce message sont tirées !) seront envoyés aux gagnants par la Poste...
Ainsi, j'espère que vous y participerez pour le fun, et je vous souhaite d'ores et déjà bonne chance!
La publication des recettes "au parfum de menthe" est arrêtée à la date du 30 juin (publication sur votre blog + avertir de votre participation par un commentaire ce jour là sur "Santal et Chocolat")...
A très bientôt j'espère, et bonne continuation à tous!
Potion de menthe aux billes de thé vert
Une recette inspirée...
Un concentré de bienfaits : rafraîchissant, tonifiant et tendance !
Ingrédients (dont certains issus du kit de création Kalys "cuisine moléculaire" à gagner...)
4 verre sirop de menthe verte
2 g alginate
150 ml thé vert infusé
8 g lactate de calcium dissous dans 200 ml d’eau
Disperser l’alginate dans le thé et mixer pour homogénéiser.
Faire chauffer quelques minutes à feux doux afin d’éliminer les petites bulles formées lors du mixage et qui blanchisse le sirop. Laisser refroidir.
Une fois le thé froid ou tiède, en prélever à l’aide d’une micro pipette et le laisser goutter dans le bain de lactate de calcium.
Enfin, rincer abondamment les perles à l’eau puis, à l’aide de la cuillère percée, en verser dans les verres de menthe à l’eau. Très tendance !
Champagne aux perles de violettes
Ingrédients
1 bouteille champagne
150 ml sirop de violette
Un classique revisité, digne des plus grands palaces !
Dissoudre le chlorure de calcium dans 200ml d'eau
Disperser l’alginate dans le sirop de violette et mixer pour homogénéiser.
Faire chauffer quelques minutes à feux doux afin d’éliminer les petites bulles formées lors du mixage et qui blanchisse le sirop. Laisser refroidir.
Une fois le sirop froid ou tiède, en prélever à l’aide d’une micro pipette et le laisser goutter dans le bain de chlorure de calcium. Magique, les perles se forment…
Enfin, rincer abondamment les perles à l’eau puis à l’aide de la cuillère percée, en verser dans les flûtes déjà remplies de champagne. Succès garanti !
Astuces
Coupez la pipette pour former de plus grosses perles.
Variez les plaisir avec des perles à la rose, au coquelicot, au cassis… tout ce qui vous tente !
...
03 juin 2008
Celle qui tomba amoureuse d'un Indien (Zazen saison 1 !)
Je travaillais depuis quelques semaines à Zazen, place docteur Martin à Grenoble. Je découvrais tout juste le métier de gérante de salon de thé et me régalais de voir que les clients commençaient à adhérer au concept que j’avais tenté de mettre en place… Un lieu de détente où chacun pouvais venir en toute tranquillité se ressourcer, bercé par une musique d’ambiance aux intonations lounges, une décoration assez nature où je voulais privilégier les matériaux zens et naturels, un accueil chaleureux et discret qui pouvait convenir à la fois à quelqu’un ayant envie d’être tranquillement installé pour lire un bouquin, ou accoudé au comptoir pour entamer une discussion amicale.
Bref, c’était les premiers moments, les plus intenses, les jours où j’ouvrais encore le rideau de fer le matin, la boule au ventre, en me demandant si j’allais pouvoir remplir ma caisse du jour ou si tout allait s’écrouler du jour au lendemain.
Un bel après-midi de juillet, alors que le soleil brillait et illuminait les verreries de mes étagères à thés, une dame un peu âgée, habillée de façon improbable est entrée dans le commerce. Son grand chapeau à rubans rose jurait un peu avec sa robe large bariolée de bleu et de jaune, mais l’impression générale, et surtout son sourire avenant et aimable, laissaient tout de suite deviner son tempérament gai et enjoué.
Elle me lança un « bonjour » chantant, auquel je répondis d’un « bienvenue madame » souriant.
Puis elle s’installa à la table près de la vitrine. Celle qui permettait de voir, de l’intérieur, les vacanciers bronzés en promenade sur la place, tout en profitant de la musique aux tonalités brésiliennes, en accord avec l’esprit détendu de cet été ensoleillé.
Elle examina la carte en chantonnant, appréciant les noms de bonbons de mes cocktails aux sorbets, ou l’originalité des cafés spéciaux chauds ou glacés. Mais son choix se portait davantage, ce jour là, vers les compositions personnalisées de tisanes, servies avec quelques douceurs, qui, dit-elle, « lui seraient bien utiles peut-être pour soulager les quelques douleurs qui s’installaient pernicieusement depuis quelques années dans ses reins plus très jeunes »…
Et elle explosa de rire en s’excusant de se plaindre alors qu’il y avait tant de choses plus graves dans la vie…
Et nous avons commencé à discuter. De tout, de rien, de la pluie et surtout du beau temps, des vacances, du travail, de la vie en générale, de ses chapeaux qu’elle disait lui porter bonheur et empêcher que le ciel ne lui tombe sur la tête, et des douleurs dorsales qui ne sont plus réservées aujourd’hui aux gens d’un certain âge…
J’étais ravie de cette compagnie agréable, les après-midi d’été étant effectivement très calmes, les vacanciers préférant – et c’est bien compréhensible – la douceur des clapotis de l’eau de la piscine à la chaleur étouffante des terrasses des cafés du centre ville.
Mais alors que nous débattions sur les propriétés délassantes des infusions de fleurs de lavandes et d’oranger, elle est arrivée.
Elle est arrivée, cette toute jeune fille, en jean et tee-shirt blanc, toute rouge et essoufflée, ses cheveux blonds en bataille et collés par la transpiration sur son front.
- C’est bien ici, le 1 place docteur Martin ?
- Ah non, désolée, mais vous n’êtes pas bien loin. Ici, vous êtes au 3.
Son visage se décomposa davantage.
- Oh là là, ça fait 15 minutes que je tourne, je cherche le « Larsen » au 1 place docteur Martin.
- Ici, c’est plutôt le « Zazen » au 3 de la même place…
Mais intriguée par tant de similitudes phonétiques, je lui demandais qui elle cherchait exactement.
- Je cherche Sophie, j’ai un paquet pour elle.
- Mais… C’est moi Sophie…
La carte qu’elle me tendit alors acheva la démonstration : c’était bien « Zazen » qui était indiqué, mais l’écriture à la main pouvait certes, avec ses arrondis élégants, prêter à confusion.
Et c’est avec une certaine confusion également que je reçu le paquet qu’elle me tendit rapidement, triomphalement, sans me laisser le temps de comprendre ce qui se passait, trop contente d'avoir enfin trouvé son destinataire et heureuse de pouvoir repartir sans perdre une minute de plus.
Alors que ma bonne dame colorée et gaie partie d’un rire tonitruant à la vue de ma tête déconfite et qui avait subitement viré au rouge vif.
C’était un magnifique bouquet de fleurs, un bouquet de roses superbes, le plus beau bouquet du monde.
Accompagnée de la plus belle carte du monde.
Ecrite de la main de ce gentil client tellement sympathique, tellement agréable, tellement mignon, qui venait tous les jours boire un Indien après que sa journée de travail fût terminée.
Timidement mais courageusement envoyé par Franck, ne sachant pas trop comment me dire qu’il aurait aimé que l’on fasse davantage connaissance, si le cœur m’en disait.
- Vous avez vu ? Ils portent vraiment bonheur mes chapeaux, vous avez un joli bouquet pour décorer votre commerce à présent…
Mais je n’avais pas que cela.
J’avais bien plus.
C’était plus qu’un bouquet.
C’était le début du bonheur de ma vie avec lui.
...
L'"Indien"
La recette de l’Indien se prépare directement dans un verre de type « tumbler ».
Remplir un verre de glaçons, puis ajouter une bonne cuillère à soupe de sirop de grenadine. Compléter à l'Orangina, et servir avec un mélangeur et une paille !
Appelé un "Liégeois" en belgique, c'est un véritable délice, frais et sans alcool.
Infos « 1001 cocktails » :
Réussir un cocktail c'est aussi savoir choisir le verre approprié !!
Un service classique comprenant verres à eau, verres à vin, flutes permet déjà de préparer un certain nombres de cocktails... Il va de soi que, plus encore que le bon choix du verre, l'usage de verres identiques pour le même cocktail est primordial... La règle restant toujours de servir les cocktails puissants dans des verres de petite contenance, et les cocktails plus raffinés et faibles en alcool dans des verres plus fins et plus élégants...
TUMBLER, appelé aussi HIGHBALL ou COLLINS
Contenance : 25cl
Ce verre est idéal pour servir les long drinks. Les cocktails préparés pour être servis dans des Tumblers n’excèdent pas 15cl puisque la glace occupe un espace important dans le verre. Sa forme allongée permet d’empiler les cubes de glace et donc de rafraîchir le cocktail dans son intégralité.
...
Et n'oubliez pas le concours "Parfum de Menthe", avec l'épicerie fine Sapidus à Grenoble! Des coffrets gourmands et des kits de cuisine moléculaire Kalys à gagner!
Vous avez jusqu'au 30 juin!
30 mai 2008
Le "beurk" dauphinois, crémeux, délicieux, anti-déprime, quoi!
En ce moment, le moral des troupes est en baisse.
Ben oui, quoi, vous écoutez la radio comme moi… Ou alors, vous faites partie des chanceux qui pouvez regarder la télé, puisque vous, vous n’avez pas déménagé le week-end dernier et que votre petit écran n’est pas enfoui derrière une montagne de cartons de 937kg chacun…
Bref, c’est la déprime totale en France.
L’immobilier est au plus haut (question prix de vente), et les investissements sont au plus bas (crédits refusés, taux abominablement élevés etc.)…
"Restez donc locataire, au moins vous serez mobile. C’est bien, ça, la mobilité. Vous pourrez trouver du travail plus facilement comme ça, aux Etats-Unis ou au Japon pourquoi pas ? Ou mieux, dans le Nord pas de Calais, c’est la mode. Avec un peu de chance, vous aurez même un plein temps à 45H par semaine ! Et vous gagnerez presque le SMIC ! Trop bien !"
L’essence n’a jamais été aussi chère (1,50 € le litre de diesel, on croît rêver !)…
"Bof, on n’a qu’à marcher. C’est bon pour la santé, de marcher, un peu de bonne volonté ! Comment ça, vous bossez à 30km de chez vous et vous commencez à 5H du mat’ ? C’est encore mieux, vous profiterez de la rosée matinale et vous n’aurez plus besoin d’aller au club de sport le soir pour faire de l’exercice ! Un peu de bonne volonté, que diable ! Vous avez du boulot, vous au moins… Arrêtez d’être aussi bourgeois…"
Le prix de la baguette de pain explose…
"Et bien, ça vous donnera une raison de vous mettre à la MAP. C’est sympa, la MAP, ça laisse libre court à sa créativité en plus. De quoi vous vous plaignez ? C’que vous êtes rabat-joie, vous alors !"
Et en plus, il pleut.
Alors qu’est-ce qu’on fait, nous les nanas, quand on a le moral dans les chaussettes ?


















































